ZHU sort BLACK MIDAS : l'album né des cendres de Los Angeles
ZHU dévoile BLACK MIDAS : un album né des flammes et du bitume
L'artiste électronique ZHU s'apprête à marquer 2026 d'une pierre noire avec BLACK MIDAS, un album qui sortira le 24 avril prochain. Mais derrière ce projet de 14 titres se cache une histoire de survie, de résilience et de transformation radicale. Quand les incendies de Los Angeles ont ravagé sa propriété de Topanga Canyon en janvier 2025, ZHU aurait pu tout abandonner. À la place, il a transformé cette catastrophe en opportunité créative.
Un studio mobile à travers le désert américain
Plutôt que d'attendre la reconstruction de son studio parti en fumée, ZHU a équipé un van Sprinter en studio mobile et pris la route avec son équipe. L'album a été enregistré dans des conditions extrêmes : un silo à missiles abandonné au Nouveau-Mexique, des tempêtes de vent à 145 km/h, des blizzards soudains et d'interminables étendues désertiques. Une approche nomade et DIY totalement inédite pour l'artiste.
"Conduire est une thérapie pour moi. Je voulais créer ces morceaux en mouvement", explique ZHU. Cette philosophie du mouvement perpétuel imprègne chaque seconde des 52 minutes de BLACK MIDAS. "2025 était en mode survie. Cet album représente la survie", confie-t-il.
LEVELZZZ : le single qui fait monter la température
Pour chauffer les dancefloors avant la sortie complète, ZHU a dévoilé le single "LEVELZZZ" le 21 mars, une collaboration explosive avec GCBestBelieve et HNTR. Le morceau incarne parfaitement l'énergie nocturne et progressive qui caractérise l'univers de l'artiste. "LEVELZZZ est pour tous mes clubbers, ravers et créatures nocturnes qui ont besoin d'énergie pour continuer", déclare ZHU.
L'histoire derrière cette collaboration est particulièrement touchante. GCBestBelieve, artiste sud-africain émergent, a été découvert via la plateforme BLACKLIZT après avoir répondu à un appel ouvert lancé par ZHU sur Instagram. Ce qui a commencé comme une simple démo appelée "LEVELS" s'est transformé en sortie officielle.
"Mon meilleur ami décédé, surnommé 'John Doe', dont l'influence a façonné ma carrière musicale, m'a fait découvrir ZHU en 2014 à travers 'In The Morning' et 'Money'. Depuis, je suis fan. Quand ZHU a répondu avec une nouvelle version appelée LEVELZZZ utilisant mes vocaux, je n'en croyais pas mes yeux. C'était un rêve devenu réalité", raconte GCBestBelieve avec émotion.
Un retour aux racines tribales de la dance
L'esprit BLACKLIZT : dépouiller pour mieux révéler
BLACK MIDAS marque un retour radical aux fondamentaux pour ZHU. Fini les productions cinématiques de son précédent album Grace, place à l'énergie brute de la piste de danse. L'album s'inscrit dans la renaissance de ses soirées BLACKLIZT, une série de sets DJ minimalistes organisés dans des lieux underground et des entrepôts du monde entier, où les fans arrivent entièrement vêtus de noir.
"La première BLACKLIZT était à New York dans cette banque appelée Capitale en 2017. Je voulais tout dépouiller — production, lumières — et revenir uniquement à la musique", explique l'artiste. Cette philosophie du moins-pour-plus imprègne chaque beat de BLACK MIDAS.
Des rythmes tribaux venus du monde entier
L'album est fortement influencé par les rythmes tribaux et les percussions que ZHU a rencontrés lors de ses voyages à travers l'Europe, l'Europe de l'Est et le Moyen-Orient. "J'ai mis beaucoup de tambours tribaux sur cet album parce qu'en parcourant toutes ces différentes scènes de danse, ça ressemble à des tribus de personnes. Différents endroits — Europe, Europe de l'Est, Moyen-Orient — ce sont toutes des tribus différentes", détaille-t-il.
L'album s'ouvre d'ailleurs sur un enregistrement particulièrement symbolique : une diseuse de bonne aventure turque réalisé lors d'une lecture de café à Istanbul en décembre dernier. À la question "Quelle couleur vois-tu dans mon avenir ?", elle répond simplement "Tout noir". Le ton est donné.
Une trilogie ambitieuse sur 18 mois
BLACK MIDAS n'est que le premier chapitre d'une trilogie que ZHU prévoit de déployer sur les 18 prochains mois. "Cette première partie est primale. C'est le mode survie — juste bouger. Ensuite ça évolue vers quelque chose de plus grand", révèle-t-il. Le projet culminera avec le retour du groupe complet dans les arènes et amphithéâtres.
L'album présente des collaborations spontanées, notamment avec la chanteuse Joyia sur le morceau "BURN" et l'artiste multidisciplinaire Zonly, qui peint en direct lors des soirées BLACKLIZT. Cette approche collaborative reflète l'esprit communautaire que ZHU cherche à créer autour de BLACKLIZT.
Une tournée mondiale pour faire danser les tribus
Pour soutenir BLACK MIDAS, ZHU enchaînera les festivals majeurs en 2026 :
- Brownies & Lemonade à Miami le 27 mars
- Ultra Music Festival à Miami le 29 mars
- UNSW Roundhouse à Sydney le 2 avril
- Rabbits Eat Lettuce Festival dans le Queensland le 4 avril
- 170 Russell à Melbourne le 5 avril
- Into The Horizon à San Diego le 27 juin
- Roundhouse à Londres le 18 juillet
- Tomorrowland en Belgique le 25 juillet
Au-delà de la musique : cinéma et expériences immersives
Fidèle à son approche multidisciplinaire, ZHU a également composé la bande originale du film à venir "He Bled Neon" en collaboration avec Joseph Trapanese, connu pour son travail sur "Tron: Legacy" et "Straight Outta Compton". Il prépare également une expérience visuelle immersive liée à BLACK MIDAS, conçue comme un film continu accompagnant la musique.
"Quand je fais de la musique, je vois des scènes dans ma tête. Les visuels sont une énorme partie de mon art", confie l'artiste qui a toujours considéré ses projets comme des œuvres totales.
Depuis son émergence en 2014 avec "Faded", nominé aux Grammy Awards, ZHU n'a cessé de repousser les frontières de la musique électronique. Diplômé de la Thornton School of Music de l'USC en 2011, cet artiste né en Chine et élevé dans la région de la Baie de San Francisco a construit l'une des carrières les plus singulières de la scène électronique, débutant dans l'anonymat complet avant de devenir une tête d'affiche mondiale.
Avec BLACK MIDAS, ZHU prouve qu'il est possible de transformer la destruction en création, les cendres en or noir. "Sortir du feu, ça ressemble à un reset", conclut-il. Un reset qui promet de faire vibrer les dancefloors du monde entier dès le 24 avril 2026. Pour tous ceux qui ont besoin de 52 minutes pour se déconnecter et se reconnecter à l'essentiel : le mouvement, les basses percutantes et l'énergie tribale de la nuit.


